Buick Regal 2018: celle que l’on aura, et celle que l’on aimerait


La marque Buick a le vent dans les voiles, personne n’en doutera. La bannière a vu ses ventes augmenter de 12,3% au cours de la dernière année globalement, et son catalogue est l’un des plus jeunes sur le marché.

NDLR: notez que je fais ici référence à l’âge des produits, et pas à celui de acheteurs. Quoi que, même de ce point de vue il faut bien l’avouer, Buick a considérablement évolué, attirant désormais une clientèle d’âge moyen. Il faut dire que les modèles ont aussi évolué, offrant désormais des silhouettes remarquables, et une sensation de conduite. Même la technologie est omniprésente chez Buick, et si on conserve le style des prototypes présentés au fil des ans, les prochains véhicules seront rien de moins que spectaculaires.

Ce qui nous amène à la nouvelle Buick Regal. Lorsqu’on a modifié la voiture il y a quelques années, on lui a donné une silhouette nettement plus avantageuse pour elle. Plus sexy, plus dynamique, elle affichait vraiment une allure remarquable.

Pour 2018, on promettait un rafraîchissement. Quand on a un certain âge, personne n’est contre un petit coup de pouce au rajeunissement. Buick s’est donc inspiré de sa compagnie-soeur Opel (soeur du moins jusqu’à ce moment puisque depuis, la compagnie a été vendue) pour créer une toute nouvelle Regal plus dynamique que jamais.

En fait pas une, mais deux nouvelles Regal. Les Canadiens devront toutefois abaisser leurs attentes puisqu’une seule des versions, et pas la plus réussie à mon avis, sera disponible chez nous.

Celle qui vient

La nouvelle Regal qui fera le saut sur nos routes dès l’automne 2017 comme modèle 2018 s’appelle Sportback. En termes simples, il s’agit d’une version à hayon de la luxueuse voiture, la ligne de toit s’inclinant fortement vers l’arrière et offrant une cinquième porte. Bien sûr, on a  rafraîchi le style avant, recalibré le châssis, allongé l’empattement de 76 mm et allégé la voiture d’environ 91 kilos pour en maximiser les performances.

Sous le capot, un seul moteur, un 4 cylindres turbo de 250 chevaux marié à une boîte automatique 8 vitesses en version traction pour un couple de 260 livres-pied, et 9 vitesses avec les tractions intégrales, pour un couple de 295 livres-pied. Traction intégrale qui met en évidence un double embrayage, ce qui non seulement permet le transfert de la puissance de l’avant vers l’arrière mais divise aussi le couple de gauche à droite.

Espace intérieur améliorée, technologie embarquée abondante, la nouvelle Regal affiche son modernisme. Elle intègre même un système de sécurité destiné aux piétons: en cas de collision entre 25 et 48 kilomètres à l’heure, un système pyrotechnique se déclenchera, soulevant l’arrière du capot de quelques 102 millimètres (4 pouces) pour créer un coussin d’absorption pour la malheureuse victime.

Aucun prix n’a encore été dévoilé.

Celle que l’on n’aura pas

Ici, ne crachez pas sur le messager, mais je dois vous annoncer que la Buick Regal Tour X, une version familiale aux capacités un peu plus extrêmes (disons qu’on peut la voir comme une Crosscountry) ne sera pas vendue au Canada.

J’avoue avoir réprimé un petit frisson de plaisir lorsqu’on a dévoilé la voiture, tellement elle est jolie. Jusqu’à ce que la déception m’envahisse: pas de Tour X au Canada, les marchés américains et canadiens étant, selon le porte-parole de Buick au Canada, différents. Mais même lui semblait bien incapable de fournir une explication longue de plus de quinze mots!

La Buick Regal avait déjà une certaine allure. Elle arrive désormais avec beaucoup plus style. Dommage qu’elle ne soit pas familiale cependant…