Le déclin de l’empire américain


OK, le titre est un peu facile, mais il n’en est pas moins vrai. Je viens de recevoir l’horaire des conférences de presse du salon international de l’auto de Détroit.

Ceux qui en doutaient toujours en ont maintenant la preuve: le salon de Détroit n’est qu’un mort vivant, en attente de sa disparition complète.

Petite histoire courte: quand j’ai débuté dans ce métier (il y a de cela une période qui se calcule en plus qu’une décennie….), le salon de Détroit était le happening annuel. En fait, même s’il débutait souvent le 3 janvier pour les médias, c’était toujours une joie de s’y rendre pour y découvrir les dernières nouveautés.

Imaginez, lors de mon premier salon, les conférences de presse de présentation se succédaient au rythme effréné d’une toutes les 25 minutes. Et cela, sur une période de près de trois journées complètes. 

Tous les exposants avaient alors besoin de deux planchers et de locaux extérieurs, incluant l’aréna que Ford utilisait pour ses dévoilements à grand déploiement.

Puis est arrivé la crise, les dévoilements en direct sur le web, la concurrence directe des salons de New York et de Los Angeles…. et voilà que le salon de Détroit n’est plus que l’ombre de lui-même.

Imaginez, cette année, les manufacturiers tiennent leur conférence de presse sur  une seule journée, en 8 h 40 et 14 h 05. Au total, 11 conférences de presse, l’absence de Audi, BMW, Porsche, Mercedes-Benz, Mazda et plusieurs autres. Même General Motors ne fait pas de conférence de presse, préférant dévoiler leur nouveau Cadillac XT6 la veille lors d’une soirée sur invitation seulement.

Ne vous méprenez pas, j’adore fréquenter les salons de l’auto, et celui de Détroit ne fait pas exception. J’y serai d’ailleurs pour couvrir le dévoilement effectué par Nissan. Mais j’ai un peu peur que la fête  de l’automobile ne se transforme en cérémonie funèbre.

Enfin, on verra si le déménagement du salon en juin au lieu de janvier au cours des prochaines années aura un impact. En attendant, j’ai bien l’impression que la grande fête de l’automobile de janvier se changera en cérémonie funèbre.

Une chance, il reste quand même le salon de Montréal!

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