J’ai conduit la Nissan Altima-TE 2019


Je pense que je commence à aimer l’hiver. En fait, Nissan m’a donné une bonne raison de l’aimer plus que jamais : ils m’ont permis de prendre le volant la Nissan Altima-TE 2019, un prototype dévoilé au salon de l’auto de Montréal, qui ne verra jamais la production…. Et c’est bien dommage.

Prenons les choses une à une : cette version Altima-TE Warrior (le nom est emprunté à un Rogue produit il y a quelques années) est d’abord basée sur la Nissan Altima 2019, une berline intermédiaire que l’on vient tout juste de remanier. Style plus affirmé, espace intérieur amélioré, design calqué sur les autres membres de la famille Nissan, incluant la grille appelée V-Motion, l’Altima de nouvelle génération a vraiment une gueule à faire tourner les têtes.

Système de sécurité

Dans l’habitacle, on lui installe des sièges bien pensés appelé Zéro Gravité (qui s’inspirent librement de la NASA mais qui procurent une position de conduite confortable même pour de longues randonnées), un système multimédia ergonomique et facile à maitriser et une longue liste d’accessoires de sécurité embarqués, regroupés sous l’appellation Nissan Intelligent Mobility.

Du nombre, le Pro Pilot assist, un bouton qui permet d’activer littéralement un bouclier autour de la voiture, et qui anime un régulateur de vitesse intelligent, une assistance au freinage en cas d’urgence, et même un système d’aide au maintien en voie.

Les versions le plus haut de gamme ajoutent aussi un système de reconnaissance des signaux, et un détecteur de fatigue du conducteur, sans oublier une alerte pour le siège arrière, nous forçant à y jeter un oeil pour s’assurer que nous n’avons rien oublié avant de quitter la voiture!

Une concurrente féroce

Bref, la nouvelle Nissan Altima a de quoi rivaliser dans une catégorie, celle des berlines intermédiaires, nettement agressive. J’en avais d’ailleurs fait l’essai précédemment en Californie, et mon opinion n’a pas changé malgré les conditions plus hivernales.

Sous le capot, un moteur 4 cylindres 2,5 litres de 188 chevaux, et de 180 libres-pied de couple qui, je l’admet, souffrait parfois en montée abrupte de la région des Laurentides. Mais sur autoroute, ou même en zone plus urbaine, il a réagi avec aisance et sans compromis.

Puis il y a la Altima-TE!

L’expérience ici est unique. La Altima-TE a subi de nombreuses modifications. On lui a d’abord retiré les roues, et remplacé le tout par des chenilles Dominator. Pour y parvenir, il a fallu notamment élargir les arches de roues de plus de 180 mm, augmenter les hauteurs de suspensions de quelques 50 mm, et réorienter la géométrie des roues et de la direction pour un meilleur contrôle.

Une fois ces choses faites cependant, la Nissan Altima-TE conserve le confort de la berline traditionnelle. Elle continue d’offrir les équipements de sécurité (bien que l’aide au maintien en voie soit moins nécessaire dans la forêt), les accessoires de vie à bord comme la radio satellite et les sièges de cuir, et se comporte presque comme une voiture normale.

Presque, parce d’une part l’odomètre n’affiche pas exactement la bonne vitesse, victime d’une mauvaise lecture aux chenilles, et presque aussi parce que la direction demande un peu de plus de travail pour contrôler la voiture.

Sans parler du bruit, normal, provoqué par les chenilles sur le sentier damé du circuit Mécaglisse, dans la région de Notre-Dame-de-la-Merci.

Dernier détail, on a aussi conservé actif le système de rouage intégral qui est capable de transférer tout le couple aux roues avant, ou de diviser la puissance à part égale entre l’avant et l’arrière pour une conduite sans jamais avoir peur de rester coincé. Surtout que l’angle d’approche surélevée de l’ensemble du véhicule permet de passer littéralement partout!

Conclusion

La randonnée a été brève, tout au plus quelques kilomètres. Et j’aurais bien aimé rouler dans une profonde neige poudreuse pour constater toute la puissance et l’adhérence de ces chenilles surdimensionnées. Mais je dois avouer que la petite portion a été plus que suffisante pour être impressionné.

Impressionné d’une part du travail de MIA qui a créé, avec l’aide de Nissan, un véritable monstre. La qualité de finition, la carrosserie remodelée et le look général me font presque regretter que la Nissan Altima-TE ne soit pas en vente.

Et je l’avoue, avec un tel bolide, il me semble que la conduite hivernale deviendrait tout à coup beaucoup plus agréable….

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