Expo Champs: au volant d’un puissant tracteur Fendt 4


Ceux qui me connaissent savent que je n’ai d’agricole que la fierté de porter le nom de Maskoutain, résidant de la capitale agroalimentaire du Canada (ou technopole, mais ça suscite moins d’orgueil, soyons honnête). Alors quand le directeur des communications de Expo Champs, Pierre Rhéaume, m’a invité sur place pour une visite, j’ai un peu souri. Beaucoup même. Mais j’y suis allé….

Et sincèrement, j’en suis resté bouche bée. Évidemment, l’ampleur de l’événement a de quoi surprendre. Les 18 000 visiteurs et un peu plus qui s’y sont pressés en sont la preuve. Mais c’est l’abondance de machinerie et, ô joie pour le chroniqueur que je suis, tout ce qui a un moteur qui a attiré mon attention.

Un essai unique

Toujours grâce à la complicité du directeur, et des responsables de la compagnie Fendt, j’ai même eu l’occasion de tester sur une (trop) courte distance les capacités du tracteur Fendt 1042, un des membres de la série 1000 soit la plus puissante au monde parmi les tracteurs non articulés. Mon modèle d’essai comptait 420 chevaux.

Réglons la chose tout de suite: les dimensions de la bête sont impressionnantes. Je ne suis pas très grand, soit, mais il est toujours intimidant de se tenir debout près des roues et d’être plus petit. Disons simplement que l’échelle de 5 ou 6 marches nécessaire pour accéder à la cabine fournit une bonne indication.

Dans le cockpit, à l’instar de toutes les nouvelles machineries, les commandes abondent, et le confort. Le simple fait de m’asseoir sur le siège pneumatique lui fait prendre, de lui-même, la position idéale en hauteur. Devant moi, un immense volant et à ma droite, un tableau de bord muni d’une manette de guidage multifonctions. On ne sait trop si on est à bord d’une fusée ou d’une machinerie sophistiquée. Mais en deux ou trois petites minutes d’explications, Simon Bourque, de Fendt Canada, éclaire le tout. Et c’est le temps de prendre le départ.

Les plus conservateurs pourront utiliser le pédalier pour contrôler vitesse et freinage, mais le levier dans la main droite facilite la tâche. Poussé vers l’avant, il lance le tracteur. Tiré vers soi, il l’arrête ou le fait reculer. Plus la pression est forte dans un sens ou dans l’autre, plus la vitesse est rapide. Rien de plus simple.

Quant à la direction, elle est tout simplement obtenue à l’aide du volant.

Un  monstre de puissance

Petit détail cependant, il faut apprendre à gérer la bête. Car la vitesse a beau être officiellement limitée à 50 km à l’heure, on sent dès la première pression la puissance prêts à se dégager. Normal, le tracteur de série 1000 développe quelque 1770 livres-pied (2400 newton-mètre) de couple.

Pour produire cela, un gigantesque moteur 6 cyindres en ligne de 12,4 litres. Ici, une explication s’impose sur la dimension des cylindres. Le calcul est simple: il suffit de diviser la taille du moteur par le nombre de cylindres et vous aurez une approximation de 2 litres par cylindre.

fendt, Si vous n’êtes pas familier avec ces données, comprenez seulement qu’un moteur de Honda Civic compte 4 cylindres pour un total de…. 1,5 litre (soit moins de 400 ml par cylindre).

Pour transmettre toute cette puissance aux roues, une boîte automatique à variation continue. Oubliez les engrenages traditionnels, cette CVT réussit à offrir une meilleure résistance à la puissance, et favorise un système mécanique qui répartit le couple de façon plus efficace.

Puis il y a les suspensions, adaptatives, qui permettent de garder le transfert de poids au minimum, peu importe les conditions de conduite.

Quelques courtes centaines de mètres

C’est donc au volant de ce mastodonte, en plein espace dégagé de l’Expo Champs, que j’ai tenté de jouer au conducteur agricole. Les réglages étant un peu plus sportifs (si l’on peut dire), les premiers mouvements ont été sérieusement saccadés, entraînant des soubresauts de ma part. Il faut dire que la sensation de puissance est unique, et tout à fait perceptible.

Puis viennent les virages. Alors que les imposantes dimensions nous font croire qu’il faut les anticiper, le tracteur répond au contraire au quart de tour et se dirige comme une voiture de course. Disons une très grosse voiture de course. Un petit trajet de reculons, avec le siège quasi totalement pivoté vers l’arrière, m’a permis de constater que la machine est aussi efficace dans tous les sens.

Pour m’assurer des qualités du tracteur, j’ai laissé le volant à Simon Bourque (voir la vidéo) qui l’a maîtrisé beaucoup mieux que moi.

Impressionné, je suis descendu de l’habitacle avec un respect renouvelé. Ces gigantesques pièces d’équipement sont aussi sophistiquées que les voitures de route, et se maîtrisent presque aussi bien. Il faudrait cependant que je la conduise plus longtemps pour le confirmer!

Un merci et une trouvaille

Merci à l’Expo Champs pour cette opportunité. Et une note intéressante, c’est aussi dans le cadre de cet événement que j’ai découvert, dans un tout autre ordre d’idée, le boudin du restaurant le Carnet noir d’Acton Vale. Je l’ai dégusté 1 ou 2 (ok peut-être 4) fois, mais je savoure encore en souvenir chaque bouchée. Une autre spécialité régionale à découvrir!


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