Essai routier BMW X1 2018, le petit VUS qui veut

BMW x1 2018 profil

Il est petit mais nerveux. Vous savez, on connait tous quelqu’un comme ça. On dirait que la petite taille de l’un le rend plus agressif, plus déterminé. Exactement ce que le BW X1 nous donne. Ce qui, je l’avoue, surprend, puisque la petite taille relative de l’utilitaire sport allemand ne laisse pas nécessairement présager ce type de nervosité.

En termes clairs, appuyez sur la pédale, et le X1 décolle (il atteint les 100 kilomètres à l’heure en 6,3 secondes nous dit la compagnie). Tournez le volant, il suivra avec précision la trajectoire que vous lui imposez sans rechigner ni même tenter de se braquer. En fait, plus vous insistez, plus il se montre docile.

Enfin, appuyez avec une certaine fermeté sur les freins et retenez-vous. SI vous êtes assez vigoureux, l’arrêt sera brusque mais jamais le véhicule ne déviera de sa trajectoire. Bref oui, le petit X1 est assez bien réussi pour un véhicule offert par une compagnie dont la seconde nature est justement le plaisir de conduire.

Aussi le luxe

Pourquoi seconde nature? Parce que dans les faits, BMW est d’abord une compagnie de voitures de luxe. Ici, même si le X1 est le diminutif de la famille, il ne néglige pas la qualité d’assemblage, et les nombreux autres éléments, comme la qualité des cuirs, qui permettent de lui accorder le titre de luxueux. Petit mais accueillant disons-le…

BMW X1 habitacleAccueillant aussi par l’étonnant espace réservé aux passagers. Alors que le véhicule fait tout au plus 4,4 mètres de longueur, on dirait une fois installé à l’intérieur, qu’il en fait beaucoup plus. Bien sûr, rempli de quatre adultes et de l’épicerie de la semaine, il est un peu juste, mais dans l’ensemble pas du tout inconfortable.

La note est moins vraie pour le système d’infodivertissement dont la manipulation nous fait presque regretter les bons vieux lecteurs de cassettes et leurs boutons surdimensionnés. Je le sais, tous les constructeurs se tournent vers une molette, et je m’y fais progressivement. Dans le cas de BMW cependant, ce sont les multiples menus qui rendent la navigation complexe. Heureusement, la sonorité est excellente, ce qui fait un peu oublier les affres du chemin parcouru pour se rendre à notre station de radio préférée.

Un moteur nerveux

On ne s’attend pas à cela. Mais le petit moteur 2,0 litres 4 cylindres turbo est bien éveillé. Du haut de ses 228 chevaux, il agit avec célérité et rapidité. Jumelé à la boite de vitesse automatique 8 rapports, disponible en option avec les palettes au volant, il se démène avec une étonnante aisance. En fait, les premières accélérations surprennent même par leur vivacité, surtout lorsque le véhicule est placé en mode sport.

Mais, car il y a un mais, le X1 est aussi doté de suspensions, mais quelqu’un devrait le lui rappeler. La  moindre bosse devient une véritable montagne à son volant, et le moindre trou (je vous rappelle que j’ai conduit ce véhicule dans le printemps québécois, alors que les nids-de-poule sont légions) devient une aventure.

BMW X1 faceÉvidemment, sur une chaussée lisse comme un billard, le X1 est au contraire un modèle de douceur. Mais rares sont les routes printanières qui le sont. Il me faut cependant avouer que l’on s’y fait sans difficultés, et que, après quelques jours, j’avais oublié cette trop grande rigidité, sans doute le compromis à faire pour une conduite aussi dynamique.

Conclusion

Ne vous méprenez pas, j’ai adoré le BMW X1. Parce que j’aime ce genre de conduite plus nerveuse que moi, parce que je suis heureux de ressentir un petit frisson quand je prends le volant, même s’il s’agit d’un utilitaire. Solide, rigide et amusant, le X1 est sans conteste un concurrent sérieux dans le créneau des utilitaires compacts de luxe, même s’il s’adresse surtout aux amateurs de conduite plus sportive.

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