CabriO Canada Mercedes-Benz jour 2: de la mer à la chaudrée de fruits de mer


Quelle est la dernière fois que vous avez traversé, en voiture, quatre provinces, visiter quatre capitales provinciales, manger des spécialités locales, incluant une poutine de homard, posé avec le plus gros homard du monde et mis les pieds sur la plage des plus hautes marée du monde? Moi je l’ai fait…. Hier. Et tout cela dans la même journée.

C’est pourtant exactement le programme que nous réservait Mercedes-Benz au jour 2 de la tournée CabrioCanada 150. Lever à St-Johns, Terre-Neuve, notre séjour a rapidement pris fin par un vol vers Halifax, capitale de la Nouvelle-Écosse. Vol qui, doit-on le préciser, nous a fait quitter le Rocher à l’aurore, pour une journée bien remplie.

Saut de puce vers Halifax, où nous récupérons notre premier véhicule de la journée : le roadster SLC 43, un petit véhicule dont la maniabilité s’est prouvé tout au long de la journée. Info technique : sous le capot se trouver un V6 biturbo de 361 chevaux ce qui, en tenant compte de la légèreté du véhicule et son empattement court, lui confère un comportement de gokart.

Il me faut admettre ici que notre séjour en Nouvelle-Écosse a lui aussi été d’une brièveté remarquable. En fait, nous avons immédiatement pris la direction de Pictou, où le traversier nous attendait, direction Île-du-Prince-Édouard. De Halifax et de ses environs, je retiendrai seulement l’état des routes, plus que correct, et une fraîcheur qui nous a forcé à rouler avec nos manteaux.

Heureusement, la SLC est doté du Air Scarf, un petit dispositif à intensité réglable qui souffle de l’air chaud dans le cou des deux occupants. On ne s’en passerait plus. Petit bémol, la taille réduite du véhicule a aussi forcé nos accompagnateurs à traîner nos bagages, faute de place dans le coffre arrière.

Une fois sur le traversier, une traversée de 90 minutes environ, nous avions deux provinces de visiter. Et il n’était que 10 h 30 le matin.

Charlottetown, Île-du-Prince-Édouard

Je connais la ville de Charlottetown, capitale de l’Île du Prince-Édouard. Je la connais pour y avoir séjourné ou l’avoir visité quelques fois. Et j’adore cette province aux paysages rouge en raison de la teinte particulière de leur sol. J’aime aussi la ville pour son architecture vieillotte mais tellement bien conservée.

C’est donc au cœur de Charlottetown que s’est effectué notre court, et seul, arrêt sur l’île. Un arrêt qui valait cependant le détour, puisque c’est à quelques pas du quai, dans la vieille partie de la ville, qu’a été érigé la toute petite cantine baptisée Chip Shack dont la renommée dépasse les frontières.

Résultat, 60 minutes de pause ce qui fut bien suffisant pour dévorer littéralement une poutine au homard remarquable : de vrais morceaux de homard, une sauce blanchâtres certes mais épicée juste ce qu’il faut, et des frites maisons à tomber.

Sitôt la poutine engouffrée, la route nous attend, cette fois au volant de la version moins vitaminée de la famille SLC, la SLC300. Réglons la chose tout de suite : le présence d’un moteur 4 cylindres de 242 chevaux peut sembler bien mince, mais ne vous fiez pas aux apparences. L’engin est vif, nerveux et plus qu’agréable. Le poids plus léger du tout favorise aussi une conduite dynamique aussi, sinon plus, inspirée. Conclusion : si j’avais le choix, je me dirigerais davantage vers la plus petite version qui offre un avantage économique évident, et pas suffisamment de différence sur nos routes à vitesse limitée.

Un petit coup de Air Scarf, et nous voilà repartis, direction Pont de la Confédération, une structure longue de 13 kilomètres qui nous ramènera sur la terre ferme, au Nouveau-Brunswick. Détail d’importance : il faut prévoir près de 50$ pour effectuer la traversée en voiture !

Frédéricton, Nouveau-Brunswick

Une fois le pont traversé, le ton change. Les routes du Nouveau-Brunswick, du moins celles empruntées sont largement plus cahoteuses que celle du Québec, et si je tiens le volant de la voiture à deux main, ce n’est pas tant pour la conduite excessive que pour me retenir.

J’avoue cependant que la sinueuse route menant à St-Martins à la Baie de Fundy est exceptionnelle. En plaçant la voiture en mode sport, la direction devient plus précise, les accélérations plus efficaces et les suspensions plus rigides. Le résultat, c’est que tous les journalistes sont arrivés au restaurant the Caves avec un petit sourire de satisfaction béate, ayant pu tirer le maximum de leur véhicule respectif.

Un bon mot pour cet endroit spectaculaire. La plage de petites roches est longue de plusieurs kilomètres et donne sur une série de grottes creusées par l’eau que l’on peut visiter à marée basse. Lorsqu’elle monte cependant, revenez rapidement car est le fait à une étonnante vitesse et sur une hauteur de plusieurs mètres. Il est alors temps de se diriger vers la terrasse du restaurant The Caves pour l’admirer de loin, et pour savourer une des chaudrées de fruit de mer les plus réussies que j’ai mangé dans ma vie.

Après le souper, il faut encore reprendre la route vers Frédéricton, une randonnée de près de 2 heures qui nous amènera cette fois à la noirceur dans la capitale. L’air frais nous ayant rattrapé, c’est le toit relevé que nous avons pu apprécier cette dernière portion de route de la journée. À ma grande surprise, l’expérience est tout aussi agréable, et beaucoup plus chaleureuse.

Aux termes de la randonnée de quelque 140 kilomètres, il est temps d’aller au lit car le jour 3 débute lui aussi à 5 heures du matin.

Merci à Chris Hau pour certaines des magnifiques photos (que j’aurais bien prises moi-même si j’avais eu le temps… ou le talent!).

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